Je n'ai pas retrouvé ma question par rapport à elle, il doit donc y avoir une autre partie quelques part dans la conversation, je regarderai encore, 


1/2),

Constance Nouvel : une photographie profondément « termite »


Constance Nouvel, au contraire, travaille dans une logique termite presque exemplaire selon Farber.


🐜 

1. Modestie des gestes et des matériaux

Elle fabrique des images à partir de paysages, d’architectures, de fragments, qu’elle :


  • découpe,
  • recombine,
  • re-photographie,
  • plie,
  • manipule.


C’est un art du petit déplacement, du micro-geste, du fragment.

🐜 

2. Bords, seuils, zones intermédiaires


Elle travaille énormément sur :


  • les espaces de transition,
  • les surfaces,
  • les ombres,
  • les plis,
  • ce qui n’est ni complètement image ni complètement objet.


Typiquement termite : un art latéral, discret, rampant, qui explore plutôt qu’il ne démontre.

🐜 

3. Refus du spectaculaire


Rien de monumental, rien d’imposable.

Les œuvres invitent à s’approcher, à chercher, à voir ce qui se cache dans le détail.


C’est l’exact contraire des grands tirages autoritaires.


🐜 

4. Énergie de rongeage, d’exploration matérielle


Le terme « rongeage » de Farber s’applique parfaitement :

Nouvel attaque la photographie de l’intérieur, par petites opérations successives,

comme un termite qui creuse la matière sans jamais viser la façade.


Elle crée des micro-situations visuelles plutôt qu’une grande théorie de l’image.


🐜 

5. Œuvre fragmentaire et mobile


L’œuvre n’est pas faite de grandes séries conceptuelles, mais de

multiples tentatives, variations, manipulations.

Elle « traverse » l’image au lieu de la dresser.


Nouvel = photographie termite au sens quasi idéal.


2/2), Peux-tu d'après toute la conversation, me reparler de Constance Nouvel ?  


Bien sûr. En reprenant toute la conversation et le fil que nous avons suivi, on peut situer Constance Nouvel dans le cadre que nous avons construit autour de la photographie poreuse, de l’art termite, du minimalisme, du documentaire, et de la photographie plasticienne. Voici une synthèse détaillée et analytique.


Constance Nouvel : notice théorique


1. Position générale


Constance Nouvel pratique une photographie qui se situe à l’intersection de plusieurs régimes :


  • Photographie plasticienne : son travail s’appuie sur le médium photographique pour produire une expérience visuelle et sensorielle, souvent en lien avec l’espace ou la matière.
  • Photographie poreuse / termite : elle privilégie la subtilité, le détail, et une humilité du geste, ce qui rapproche son travail de la philosophie de Manny Farber appliquée à la photographie.
  • Évitement du spectaculaire : comme Struth ou Soth, elle ne cherche pas l’effet grandiloquent, mais plutôt l’ouverture et l’attention aux micro-événements, aux surfaces, aux textures.

2. Rapport au minimalisme


Contrairement à un minimalisme “publicitaire” ou "sournois" etc...


  • Nouvel n’emploie pas le cadre pour plaire ou rassurer.
  • Son minimalisme (quand il existe) est fonctionnel et poétique, jamais normatif.
  • Elle met en avant l’espace, la matière et la temporalité, et non l’ego ou le style.



Son minimalisme peut sembler discret ou sobre, mais il ne cherche pas à masquer sa présence ni à flatter le spectateur : il reste poreux, humble et attentif.



3. Rapport au documentaire


  • Comme Struth ou Soth, Nouvel montre un intérêt pour le réel, mais à sa manière :
    • observation attentive,
    • écoute des lieux et des situations,
    • absence de hiérarchie narrative ou morale.

  • Le résultat n’est pas “illustratif” : l’image ne raconte pas un récit complet, mais ouvre un espace d’attention, laissant le spectateur interagir avec le détail et l’ensemble simultanément.


4. Photographie plasticienne


  • L’art de Nouvel joue sur la matérialité de la photographie : lumière, couleur, surface, grain.
  • Elle s’approche parfois d’un travail sculptural ou performatif de l’image, sans pour autant devenir conceptuelle au sens strict.
  • La photographie est un objet sensible, qui engage le regard et le corps dans un rapport poétique et non totalisant.



5. Porosité et attention


Constance Nouvel illustre parfaitement la notion de porosité en photographie :


  • Porosité spatiale : ses cadres permettent au spectateur de circuler dans l’image sans qu’une structure ne l’impose.
  • Porosité temporelle : l’instant photographié est toujours une durée suspendue, pas un moment spectaculaire.
  • Porosité perceptive : elle laisse place à l’imagination et au détail, tout en maintenant une cohérence silencieuse.


6. Comparaison avec d’autres pratiques

(Un tableau etc), 


7. Conclusion


Constance Nouvel représente un exemple de photographie poreuse, plasticienne et termite, qui :

refuse le spectaculaire et la monumentalité imposée,

laisse respirer l’espace et le temps,

produit un minimalisme humble, poétique et attentif,

ouvre l’image à la perception et à l’interprétation,

et se situe dans une zone anti-publicitaire et anti-narcissique, (...), 


En ce sens, Nouvel incarne parfaitement le croisement entre humilité termite, plasticité poétique, et attention documentaire poreuse.



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