mercredi 15 février 2023

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journal, brouillon,  pas encore lu, () , je m'étais dit je ne sais plus quand il y a quelques semaines que l'avant-garde, l'idée-même d'avant-garde avait complètement disparu, que c'était autre chose, que l'avant-garde de toute façon n'était [peut-être] même plus désirée, en tout cas que ça n'intéressait plus personne, avant-garde au sens fouteurs de merde ou radicalité réelle, je me demande si je dois employer ce mot d'ailleurs,  mais il bien entendu que je parle d'esthétisme, je recherchais ce numéro d'Art-press que je n'avais jamais lu, bref, tout à l'heure je me disais qu'en photo il faudrait pour faire quelque chose d'une vraie radicalité, quelque chose de réellement inconcevable*,  je me suis dit il faudrait quelque chose qui agresse véritablement les gens, ( qui au moins les dépasse), réellement, une sorte de crachat à la gueule, je reviens sur le terme de terrorisme ou d'attentat que j'emploie souvent, il faudrait réellement pouvoir créer une sorte d'attentat je me disais, évidemment attentat n'est pas provocation, et n'est évidemment pas la cochoncetée "marrante" à la Godin et ses attentats pâtissiers poujadiste, ( je ne comprends pas qu'il ne soit pas allé en taule pour agression d'ailleurs, comment peut-on agresser physiquement quelqu'un et l'humilier sans qu'il y ait de conséquences), une vraie radicalité je me dis je ne sais pas [ ce que ça pourrait être] je veux dire qu'est-ce qui ferait radicalité et avant-garde, je ne sais pas, d'ailleurs je me dis, est-ce quelque chose de si intéressant que ça, je veux dire doit-on vouloir être radical ? au sens choquer, je me dis il faut préférer le mot agresser, gêner, j'avais déjà écrit que même la douceur pouvait être un attentat, ( et on en revient toujours à cette photo de Y L), il ne s'agit pas de ça, de douceur aujourd'hui, pour ce post, je parle quasiment de réelle violence esthétique, ( mais pas d'un truc style actionnistes Viennois adapté à la photo etc), je me dis je parle d'un truc indépendant de la culture, en même temps je me dis je me souviens d'une réaction outragée d'une journaliste culturelle ( et de gauche soit-disant) ( de gauche tant que cela ne remet pas en question ou choque sa sensibilité de droite quoi) face à un spectacle de je ne sais plus qui, (un chorégraphe Belge, celui accusé de je ne sais plus quoi), (Jan Fabre), mais je me dis, au fond ça restait un dialogue entre lui et son public, je me dis mais peut-on inventer quelque chose sans public, tout au moins sans volonté de dialogue, ( je pense à Thomas Bernhard), je me dis, ce n'était pas un ermite non plus, il faisait bien parti de ce milieu, comme Jan Fabre, je me dis qu'est-ce qui ne fait pas culture, est-ce que l'avant-garde le modernisme etc c'est révulser à tout prix ?  en même temps je tiens au mot attentat, au minimum je me dis, qu'est-ce qui attente à ces gens, qu'est-ce qui les dérangerait profondément, comment faire pour que ça ne soit pas un objet de fantasme, ( puisque de toute façon la bourgeoisie culturelle fantasme sur tout ce qui est minoritaire), 

 j'ai pensé assez vite à Mohamed Bourouissa, en me disant que d'une certaine façon il avait réussi cette radicalité puis je me suis dit ce qui est fou c'est que ça a eu du succès immédiatement et qu'il n'avait même pas eu le temps d'être d'avant-garde, qu'en gros il n'avait même pas eu le temps de déranger, ( en gros) 

note: c'est aussi pour ça que j'apprécie d'une certaine façon la photo de Serralongue avec les alters souriants béatement, parce qu'elle me choque profondément, qu'elle me déstabilise, je n'aime pas cette photo mais j'apprécie qu'elle m'agresse, 

note: il serait intéressant de voir ce qu'ils aiment ceux de la bourgeoisie cultivée lorsqu'ils citent Thomas Bernhard, aiment-ils La cave, Les mange-pas-cher ou aiment-ils justes certaines pièces de théâtre ?  ( déjà lire un roman de Bernhard leur réclamerait un effort), ils aiment l'aura de Bernhard, comme maintenant on aime les Straub, je me dis c'est la même chose que les gens qui "relisent" Proust... 

note: on remarquera que le seul lieu qui montre de l'art contemporain à Paris est la fondation Pinault à la bourse du commerce, fondation d'un milliardaire, et pas le Palais de Tokyo ni Beaubourg ( une expo Garouste non mais allô quoi)...    Beaubourg dont la salle d'expo permanente serait plutôt proche d'une sorte de musée des croutes qu'autre chose, une sorte de musée de seconds couteaux ou de suiveurs, ( pour le reste bon, l'expo horrible et soporifique de Penone etc)... 

note: se demander jusque où c'est de l'art décoratif ... c'est à dire destiné(e) effectivement à décorer... 

note : "l’exposition est devenue un segment de la pédagogie"... ( l'expo Cyprien Gaillard au Palais de Tokyo )... ( et je ne sais plus comment elle s'appelle l'autre à base d'écologie) 

à suivre ... 



( acheté à l'instant) 


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