journal, brouillon, une photo plasticienne je me dis, c'est la forme qui fait penser, qui détermine l'ensemble, (l'objet étant le prétexte à la pensée*), une photo naturaliste ou documentaire, c'est le sujet ou l'objet photographié [qui détermine les choses], c'est une définition comme une autre je me dis mais je crois assez exacte, et pas un jugement de valeur, il peut y avoir des glissements mais ça reste toujours très net, le truc c'est alors de mettre le plus de pensée dans cette forme naturaliste je me dis, etc etc, (pensée au sens poésie etc si on veut), je dis pensée je ne dis pas contenu, comme je dis forme pour la photographie plasticienne, chose qui est différente du cadre, qui lui, appartient à la photo documentaire, (en gros),
(et bien évidemment que mes photos sont naturalistes ou au mieux à tendance documentaire),
se demander si l'on ne devrait pas reprendre ce mot de photo conceptuelle
question: Sophie Calle est-elle une photographe conceptuelle ou plasticienne, ( je dirai plasticienne ), et Larry Clarck ? ( je dirai aussi photographie plasticienne, mais avec une légère tendance naturaliste),
- * Ed Ruscha n'a jamais voulu documenter quoi que ce soit je me dis, c'était la répétition ou l'accumulation d'un truc absolument banal qui créait un paysage par contrecoup ou une réalité etc, sans que la volonté soit celle-ci, on était plus proche chez lui de Niele Toroni que de Walker Evans, ( on ne se souvient par exemple d'aucune station service en particulier, on se souvient de la répétition de celles-ci, et dans notre imaginaire ou souvenir, l'ensemble aboutit à une idée unique d'une station service, l'ensemble ne forme qu'un seul paysage), l'idée d'Ed Ruscha est de ne pas s'attarder etc on se dit... C'est la répétition qui crée paradoxalement une image unique, presque virtuelle ou mentale, iconique, l'ensemble la répétition forme une idée, (en étant dès l'origine une idée aussi),
>> La définition originale de la photographie plasticienne était de tout façon biaisée dès le début, Dominique Baqué confondant disons photographie culturelle au sens film d'art Pathé du début du siècle et la photographie plasticienne au sens Ed Ruscha qui aurait dû être disons définie, se demander jusqu'à quel point elle voulait apposer de la culture à la photo, son propos était au fond je me dis, de défendre l'idée d'une photo d'art; je me dis il ne faudrait pas dire photo plasticienne mais photo d'art, ou comme ils disent photographie d'auteur ...
note: ça peut paraitre une évidence mais cela ne l'est pas tant que ça, lorsque l'on voit le révisionnisme accolé au terme Plasticien, ( Éric Tabucchi s'affirmant plasticien alors qu'il est juste possesseur d'un appareil-photo)... ( >> je n'arrive pas à l'assimiler au courant documentaire puisque cela n'en est quasiment pas, ni naturaliste puisque qu'il n'a aucune préoccupation réelle), ( escroc serait au fond plus proche de ce que je pense), ( même si je le pense honnête mais comme on dit un honnête bourgeois genre Edouard Lestingois) , disons photographe de mauvaises cartes postales régionalistes, (mauvaises cartes postales parce que bon, j'en ai des centaines et des centaines absolument sublimes, et aucune photo de lui n'est digne ne serait-ce que de la plus mauvaise de ma collection)... (et lui, c'est pour ainsi dire un des meilleurs photographes français) ... disons l'anecdotisme du paysage, sa répétition, ne fait pas un paysage, ne fait pas [ photographie] plasticienne, le sujet de Tabucchi c'est l'anecdote, le pas banal, le rigolo, le bizarre, je me dis, une anecdote n'est pas une pensée, tu peux en ajouter autant que tu veux, ça n'en fera jamais une pensée, la seule pensée qu'il y a dans chacune de ses photos c'est le rigolo, l'anomalie, mais je me dis, une anomalie sans qu'on en pense quoi que ce soit, ( autre que de la recenser) ou autre chose, est justement une anecdote,
Par exemple cette photo ( qui n'est pas de Tabucchi mais d'un représentant renommé de la photo française) qu'est-ce qu'elle dit je me dis ? Où est la pensée là-dedans et où la pensée esthétique? À qui s'adresse-t-elle ? Si on dit elle s'adresse un public cultivé cela veut dire qu'il n'y a pas de pensée je me dis, il s'agit évidemment juste d'un clin d'œil destiné au même monde que soit, quasi un signe de reconnaissance, je me dis la bourgeoisie culturelle pense que la connivence fait monde, mais la connivence n'a jamais fait monde, ne fais pas le monde, ça crée juste à ce public cultivé, un sentiment de plaisir, photo qui nie le réel on se dit, ( pareil chez Tabuchi évidemment) , ce sont des photographes s'affirmant documentaristes etc et qui pourtant sont totalement dans la négation du monde réel, dans le révisionnisme ,
j'ai eu vaguement ce genre de discussion ( sur la forme) dimanche à propos du livre d'une amie acheté samedi, forme absolument parfaite mais au fond scolaire et du coup je me suis dit suspecte car écrasante, scolaire car elle se contente de répéter quelque chose, comme dirait Pierre L, une copie carbone, formellement carbonée si on peut dire, et je me suis dit il y a une sorte de volonté je ne sais pas si on peut dire hégémonique, au sens le style était l'application, l'affirmation de son génie, la forme disait cela, mais ne disait rien de plus, dès quasi la première ligne, mise en avant de sa connaissance des mots anciens et étrangers, genre je te mets un mot Grec entre parenthèse etc, (pas Grec mais l'idée est là) livre absolument vide ou vain, forme expérimentale historiquement datée, ( genre Maurice Roche etc), donc avant-garde d'il y a 50 ans, c'est alors disons sa reconduction carbone qui en fait un truc hégémonique, note: reprendre une forme pour ce qu'elle est ou fût, pour son aura,
c'est pour ça que je déteste ce mot Œuvres, Mes œuvres etc, cette affirmation sans contradiction que ce que l'on fait est de l'art (et est de l'art qui compte)...
rien à voir quoique, le film réalisé à la villa Médicis racontant une histoire d'amour se passant à la villa Médicis etc, zut je ne sais plus le titre, (L'indomptée), de Caroline Deruas, pornographie absolue ...
>> "Axèle et Camille ont été sélectionnées pour être résidentes pendant un an à la villa Médicis à Rome. Axèle est photographe et Camille écrit, comme son mari. Celui-ci, écrivain déjà reconnu, l'accompagne ainsi que leur fille. Axèle est seule et se laisse séduire par Pierre, venu lui aussi en famille. Parallèlement, Camille se lie à Axèle qui l'a encouragée lorsqu'elles se sont croisées lors de la sélection devant le jury. Axèle se lie aussi d'amitié avec Carlo, un des plus vieux employés de la villa ; elle lui raconte les visions qu'elle a lors de ses déambulations dans les lieux, palais ou jardins. C'est là qu'elle trouve son inspiration pour les photos qu'elle prend et qui seront exposées en fin de résidence. Camille, elle, essaie d'écrire une biographie de Lucienne Heuvelmans, première femme à avoir été admise, en 1912, à la villa Médicis"...

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Remarque : Seul un membre de ce blog est autorisé à enregistrer un commentaire.