mercredi 7 juin 2023

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 dans Phasmes ce que dit Didi-Huberman sur l'invention du mot photographie, j'y repense curieusement en regardant un extrait de concert de Tricky,  ...  je n'arrive pas à vraiment comprendre pourquoi j'associe les deux, enfin je n'arrive pas à le formuler,  le devenir parchemin peut-être (entre-autre) de Tricky, rajout, 

question, est-ce que Didi-Huberman je me dis, suppose que le type devienne du papier, que le type devienne fabrique du photosensible avec son propre corps, (il faut que je relise le passage), que le type se fabrique lui-même photosensible, qu'il veuille devenir une feuille, le devenir feuille du gars, il n'a plus qu'un interlocuteur, le soleil, le devenir photosensible du mec, là question alors et Didi-Huberman y répond si je me souviens bien, qu’y a-t-il à photographier , et Huberman donc je crois de dire la mémoire de sa propre mort , un truc comme ça, 

je crois assez sublime clip de Tricky , je me dis qu'il aurait pu être réalisé par Pierre Alferi, la chanson originale est de Jefferson Airplane () ,  enfin pas clip de Tricky, l'album est la plupart du temps attribuée à Tricky mais est en réalité de la chanteuse Marta, le mimétisme est tel que bon, 

"Pendant deux ans, Herman Ellis Dyal (@hermandyal) a photographié l'intérieur de l'église de San Antonio, au Texas, qui était le centre de la vie de sa famille depuis les années 1940. Les photographies qui en résultent montrent une grande partie du bâtiment aujourd'hui inutilisé et constituent sa première monographie, "The Things Not Seen Are Eternal" (Les choses que l'on ne voit pas sont éternelles).

En 2021, alors qu'il passe devant l'église Riverside de San Antonio, Herman remarque une porte ouverte et entre dans l'édifice, où il n'avait pas mis les pieds depuis 50 ans. De l'extérieur, l'église semblait hors d'usage. Accueilli par le pasteur de longue date, Herman a appris que la grande église, qui avait été l'une des plus grandes et des plus dynamiques de la ville avec une congrégation de plus de 1 000 fidèles, s'était réduite à une douzaine de personnes, pour la plupart des personnes âgées, membres de longue date. La congrégation se réunit désormais dans un petit espace et dans de nombreuses salles et espaces qui ne sont plus utilisés, sans électricité et qui se détériorent lentement. Dyal a commencé à revenir régulièrement - le dimanche pour apprendre à connaître les fidèles et passer du temps avec eux - et en semaine pour documenter les nombreux espaces qui ne sont plus utilisés". 

je ne pense pas que le livre soit très intéressant, euphémisme,  , (et je rappelle que je ne suis pas croyant), (en même temps c'est con de se justifier), 

un lien street view de San Antonio au hasard  et juste quelques mètres en arrière ....

vidéo assez sublime pendant les 13 premières minutes ensuite c'est une interview,  , trouvée , (rencontre avec Richie Hawtin), 



en reprenant le livre de Philippe Bazin et en cherchant sur internet un texte de Martha Rosler, je tombe sur cet article  de Bazin 

journal, brouillon, l'autre jour je parlais d'un extrait du livre (de Philippe Bazin)  je disais "je rajoute un autre extrait à mon retour, extrait aussi très juste sur les "témoins", toujours par rapport à ce mot "monument", et qui rejoint au fond ou c'est moi qui l'associe comme ça à ce que je disais des photos de mode ou publicitaires, que je les aimais parce que les gens n'y faisaient pas pitié etc, au fond je me dis en écrivant cela, c'est ce que faisait déjà August Sander" , en fait il s'agissait du mot témoignage, je lisais cela juste quelques minutes avant mon départ et avais mal interprété le machin, chose pas plus importante que ça néanmoins, j'avais eu la tentation de citer le nom de plusieurs photographes Africains à la suite de Sanders mais en me disant qu'eux n'avaient pas pensé à faire quelque chose avec cela à l'époque, enfin que ce n'était en tout cas pas conscient, je m'étais dit que leurs photos n'avaient pas été pensées comme monument(s) au moment de leur prise de vue, les photos étaient devenues autres au fil du temps, pas certain non plus de cela je me dis, existait déjà une sorte de hiératisme, la volonté que chaque personne soit dans la grandeur, j'y reviens 

Philipppe Bazin écrivait: " Le documentaire critique implique aussi de repenser la question du témoignage. La photographie, dans cette perspective, ne produit pas des documents inertes, mais des monuments qui portent en eux leur propre capacité de pensées et de constructions signifiantes. Les photographes ne sont pas les témoins d'une réalité du monde, au sens journalistique ou policier, leurs photographies ne sont pas des preuves appuyant un discours qui viendrait de l'extérieur, ( ...),  le documentaire critique par son exigence renvoie le spectateur à son intelligence et non à sa culpabilité" , à un moment, pour parler de la série Empêchements, je me suis dit exactement où presque cela, que cela ne devait pas être on va dire un témoignage journalistique, cela devait être autre chose je me disais, et en gros je décidais alors de photographier des paysages, je ne sais pas si je m'explique bien, d'enlever toute trace de militantisme, d'enlever le social ou la pédagogie, de ne garder qu'autre chose, je pourrais ajouter ne garder que le paysage et le crachat,  ce n’est pas pour autant que j’ai réussi cela dit, (j'y reviendrai à l'occasion), 

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