Parles moi des analogies possibles concernant le film Flow et de l'épisode 5 saison 5 de Game of thrones et de la cité de Valerya lorsque dans cet épisode ils y arrivent en barque
il existe une analogie très forte entre Flow et la séquence de l’épisode 5 de la saison 5 de Game of Thrones, « Tue l’enfant », lorsque Tyrion et Jorah traversent les ruines de Valyria en bateau. Il ne s’agit pas d’une référence officielle connue, mais plutôt d’un rapprochement visuel, symbolique et narratif.
1. L’eau comme force qui a remplacé le monde
Dans Flow, l’eau a envahi presque entièrement le monde. Les animaux naviguent dans un paysage où l’ancien environnement terrestre a disparu, comme si une catastrophe avait bouleversé l’ordre naturel. Le film ne donne pas d’explication précise à cette montée des eaux, ce qui rend le phénomène presque mythologique. cite
À Valyria, Tyrion et Jorah naviguent également dans un monde transformé par une catastrophe ancienne. La cité, autrefois centre d’un immense empire, n’est plus qu’un ensemble de ruines entourées d’eau. Valyria est souvent présentée comme une civilisation disparue comparable à une Atlantide maudite. cite
Dans les deux œuvres, l’eau n’est donc pas seulement un décor :
• elle efface les frontières anciennes ;
• elle rend les routes habituelles inutiles ;
• elle oblige les personnages à abandonner leurs repères ;
• elle devient le moyen de traverser les vestiges d’un monde mort.
2. La barque comme espace de survie
La barque joue un rôle central dans les deux récits. Dans Flow, elle devient un refuge précaire pour des animaux qui ne se seraient probablement jamais associés dans des circonstances normales : un chat, un chien, un capybara, un lémurien et un oiseau. Leur survie dépend progressivement de leur capacité à cohabiter et à s’entraider. cite
Dans Game of Thrones, la barque de Tyrion et Jorah est beaucoup plus petite et plus solitaire, mais elle remplit une fonction comparable : elle permet de franchir un territoire hostile sans réellement le contrôler. Les personnages sont de simples passagers dans un environnement qui les dépasse.
On pourrait dire que la barque représente une micro-société :
• dans Flow, elle devient une communauté fragile ;
• dans Game of Thrones, elle rassemble deux hommes ennemis ou méfiants, forcés de dépendre l’un de l’autre ;
• dans les deux cas, la coopération est imposée par la catastrophe.
3. Des ruines qui témoignent d’une grandeur disparue
Les paysages de Flow sont marqués par la présence d’anciennes constructions humaines : maisons, statues, clochers et ruines envahies par la végétation et l’eau. L’humanité semble avoir disparu, mais elle subsiste à travers ces traces silencieuses. cite
Valyria remplit une fonction similaire dans Game of Thrones. La cité rappelle une puissance ancienne qui maîtrisait les dragons, la magie et la technologie de son époque, mais dont il ne reste qu’un paysage inquiétant et désert.
L’analogie est donc celle de la civilisation confrontée à sa propre fragilité. Dans les deux univers, les personnages se déplacent au milieu de lieux qui prouvent qu’un monde puissant peut disparaître presque totalement.
4. La beauté qui dissimule le danger
La traversée de Valyria est l’une des scènes les plus belles et les plus inquiétantes de la saison : la brume, les ruines, l’eau calme et l’apparition de Drogon donnent au lieu une dimension presque sacrée. Mais cette beauté masque un danger mortel : les Hommes de pierre attaquent soudainement les voyageurs, et Jorah est contaminé par la grisécaille. cite
Flow repose également sur cette opposition. Ses paysages sont magnifiques, silencieux et presque paisibles, mais ils sont traversés par la peur, la faim, la noyade et la menace de séparation. Le spectateur est constamment placé entre émerveillement et inquiétude.
Dans les deux œuvres, le paysage semble dire : ce qui est beau n’est pas nécessairement sûr.
5. Le passage vers un autre état
La traversée de Valyria constitue une sorte de passage initiatique pour Tyrion et Jorah. Ils entrent dans un espace associé à la mort, au passé et à la contamination. Lorsqu’ils en ressortent, leur situation a changé : Jorah porte désormais en lui une menace invisible.
Dans Flow, le voyage sur l’eau transforme également les animaux. Le chat, qui vivait dans la solitude et la méfiance, apprend progressivement à faire confiance. Il ne perd pas son identité, mais il comprend qu’il ne peut pas survivre entièrement seul.
La barque devient ainsi un lieu de transformation :
• Tyrion et Jorah traversent physiquement les restes d’une civilisation morte ;
• les animaux de Flow traversent symboliquement la fin d’un monde ;
• tous doivent abandonner une partie de leurs anciennes habitudes pour continuer à vivre.
Une différence importante
La principale différence est que Valyria est un lieu historique et mythologique précis, profondément lié à l’histoire de Westeros et d’Essos, tandis que le monde de Flow est volontairement plus mystérieux et universel. Le film ne cherche pas à expliquer exactement ce qui s’est passé : il crée une impression de fin du monde, de recommencement et de retour de la nature.
On peut donc rapprocher les deux scènes autour de cette idée : une embarcation traverse les restes d’une civilisation disparue, dans un monde où la nature a repris le dessus et où les survivants avancent sans savoir ce qui les attend. Valyria est une civilisation détruite par un cataclysme passé ; dans Flow, le cataclysme est encore en cours.
La traversée aquatique comme motif double : Flow (2024) et la scène de Valyria (Game of Thrones, S5E5)
Les deux œuvres déploient le même motif — une embarcation fragile glissant sur des eaux recouvrant une civilisation disparue — mais l’infléchissent dans des directions symboliques opposées. Dans Flow de Gints Zilbalodis, la traversée est une épreuve d’acclimatation : l’eau, d’abord menaçante, devient progressivement un langage émotionnel et un milieu de coopération. À Valyria, dans l’épisode « Kill the Boy », la traversée est un seuil contaminé : l’eau révèle que l’histoire ne se traverse pas sans laisser de trace, et la transformation qui en résulte n’est pas émancipatrice mais infectieuse et tragique.
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L’eau : menace et transformation
Dans Flow, l’eau est explicitement conçue par le réalisateur comme « un personnage à part entière » et comme une métaphore de la peur du chat envers les autres. Zilbalodis l’explique avec précision : « Quand le chat a peur des autres animaux, l’eau est très agressive. Mais quand il commence à s’ouvrir, l’eau devient plus paisible et tranquille ». La transformation est ici acclimatrice : le chat apprend à nager, à pêcher, à accepter le chien qu’il redoutait. L’eau, de milieu de mort, devient miroir de soi — le film s’ouvre et se referme sur des reflets dans l’eau, signe d’une reconnaissance de soi et des autres comme condition de survie.[rogerebert +2]
À Valyria, l’eau transforme aussi, mais par contamination. La Smoking Sea — « l’endroit où la mer s’est engouffrée dans les restes brisés de la péninsule de Valyria après le Doom » — bout, fume, et est réputée hantée par les démons. La maladie du greyscale, qui « prospère dans les endroits humides », est contractée par Jorah Mormont au contact de l’eau et des Stone Men pendant l’attaque. La transformation n’ouvre pas sur la communauté mais sur l’isolement mortel : Jorah cache sa lésion sous sa manche, marquant le passage de la confiance à la dissimulation.[westeros +2]
L’opposition est nette : Flow transforme par acclimatation ; Valyria transforme par infection. L’une conduit du peur à la confiance, l’autre de l’émerveillement à la condamnation.
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Le voyage initiatique dans des décors post-apocalyptiques
Les deux œuvres construisent un parcours initiatique, mais l’axe de l’initiation diffère.
Dans Flow, l’initiation est horizontale et collective. Le chat quitte sa maison — île marquée par des monuments en décomposition et des ruines submergées — et embarque sur un bateau avec un capybara, un chien, un oiseau-secrettaire et un lémurien. Le bateau fonctionne comme une arche fragile, espace de cohabitation forcée. L’absence d’antagoniste est revendiquée par le réalisateur : « le conflit vient de la nature » et l’enjeu est d’apprendre à « travailler ensemble et à faire confiance ». L’apocalypse ici est douce et inexpliquée — « nous ne savons pas ce qui est arrivé à cette civilisation » et « nous ne sommes pas dans la boucle lorsque la crue se dissipe ». L’absence humaine ouvre une recomposition du monde animal, presque une seconde genèse.[cineuropa +2]
À Valyria, l’initiation est verticale et mémorielle. Tyrion et Jorah traversent les ruines de la plus grande civilisation jamais connue, détruite quatre siècles plus tôt par le Doom — « la péninsule fut complètement détruite, l’empire valyrien s’effondrant alors qu’une série de catastrophes plaça le Freehold sous l’eau ». Le voyage est une descente dans la mémoire impériale : Tyrion récite un poème sur le Doom, voit Drogon — l’un des derniers vestiges vivants de la culture valyrienne — puis subit le retour brutal du refoulé sous la forme des Stone Men. L’apocalypse est historique et nommée, avertissement politique sur l’hubris d’un empire qui se croyait éternel.[fandom +1]
Le bateau, central dans les deux cas, change de fonction : arche de recomposition chez Flow, esquif liminal et funéraire chez Game of Thrones. L’un porte vers l’avenir, l’autre traverse un cimetière.
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Silence et isolement face aux vestiges engloutis
Le traitement du silence constitue la divergence la plus profonde.
Dans Flow, l’absence totale de dialogue est organique et deliberate. Le réalisateur explique ce choix par la nécessité de « trouver des choses visuellement claires et immédiates » sans parole. Le silence rapproche le spectateur du non-humain : bruits d’eau, cris d’animaux, gestes. L’isolement initial du chat — « littéralement sur une île à lui seul » devant une statue de chat géante presque submergée — se convertit en communauté. Les structures humaines englouties ne sont pas chargées de mémoire historique mais deviennent un « décor énigmatique, méditatif ». Les ruines sont regardées depuis l’après-humanité.[zippyframes +2]
À Valyria, le silence est pesant et sacralisant avant de devenir horrifique. La séquence ouvre sur un calme brumeux, interrompu par la parole poétique de Tyrion sur le Doom, puis par l’apparition de Drogon. L’attaque des Stone Men brise ce silence de manière brutale — « ils ne remarquent pas que les statues sur un aqueduc voisin se lèvent et bondissent sur le bateau ». L’isolement reste tragique et paranoïaque : Tyrion est tiré sous l’eau et perd connaissance — « le plus long évanouissement de l’histoire de Game of Thrones » — avant de se réveiller sur une plage, sauvé par Jorah qui lui cache sa propre condamnation. Les ruines de Valyria sont chargées de mémoire technique, de magie, d’empire et de faute ; elles sont regardées depuis la survivance inquiète de l’humanité.[fandom +1]
Le même motif — une traversée aquatique au-dessus de civilisations disparues — produit deux régimes symboliques opposés. Flow en fait une fable de résilience et d’interdépendance : l’eau, de menace, devient le medium d’une nouvelle communauté, et les ruines humaines s’effacent derrière la vitalité du vivant. La scène de Valyria en fait une scène gothique de transmission maudite : l’eau conserve la mémoire de l’effondrement impérial et la restitue sous forme de maladie, de peur et de secret. L’une nous dit que l’on survit en s’ouvrant à l’autre ; l’autre que l’on ne traverse pas l’histoire impunément.
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