noter avant de l'oublier, c'est drôle je me dis à l'instant comme Les éternels est un film de montage, comme s'il avait été réalisé par un autre que Jia Zhangke, c'est drôle comme il est totalement extérieur à ce qu'il avait filmé je me dis, expliquer en quoi le film est sublime, autrement dit dire autre chose que film magnifique film sublime est s'approcher de la faute de goût, est une faute de goût, tellement oui le film à chaque instant est sublime et magnifique... film qui passe du montage pur à l'incarnation de je ne sais pas, une sorte de mystère presque religieux, (le Jeanne d'arc de Dreyer), rien ne fait penser au(x) film(s) de Dreyer, et c'est bien pourtant à quoi cela me fait penser, l'attention aux visages, mais pas seulement, Suzanne Simonin on se dit, même si je ne me souviens plus du film, je me souviens des couvertures des Cahiers du cinéma avec Isabella Rossellini,
le transfert des prisonnières, séquence magnifique, la séquence suivante sur le bateau, insensée, insensée de peut-être pas de beauté, ce n'est pas le therme, disons quand même de beauté,
étrangement la nana avec qui elle partage la cabine est catholique, ( on la voit prier), dans Maternité Éternelle il y avait une messe catholique aussi,
je pense que chez Jia Zhangke c'est un souvenir cinéphile, non pas Fordien mais qui vient des Cahiers,
par exemple je n'ai jamais pu regarder en entier La pyramide humaine de Rouch tout en étant fasciné par la couverture des Cahiers, sentiment que quelque chose comme ça est à l'œuvre pour le film, une sorte d'iconographie rêvée, cette iconographie passant aussi par le souvenir des films vus, je n'ai pas envie de dire par la cinéphilie, (qui est quelque chose d'absolument vulgaire),
nous sommes historiquement chez Rossellini je me dis,
ce n'est pas une héroïne, puis plus tard on se dit un côté Wanda de Loden, c'est ce qui est beau aussi du film, les retrouvaille partie totalement ratée, je vois ce qu'il veut faire mais ça ne fonctionne pas, il est paumé on se dit, il intellectualise les choses par incapacité ou je ne sais quoi, puis plus tard on doute un peu,
la dernière partie ou le dernier tiers est raté(e) et pourtant on se dit, raté(e) insupportable et sublime, raté(e) et réussi j'allais dire parce qu'on y comprends rien, ce qui est faux, la dernière partie est opaque, tellement opaque on se dit que même le réalisateur n'y comprend rien, tellement sublime qu'il est non pas obligé de rater, mais quasi, son propre film est en avance sur lui on se dit, on se dit qu'il a vu tellement grand, que l'ambition était tellement immense qu'il n'a pu que rater sinon son film du moins presque la moitié du film, et c'est beau parce que tu vous la chose en cours,
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