c'est quoi Ozu à la campagne je me dis, tu te dis ça semble être le thème du film, tu te dis tu sais qu'Ozu a fait ce film, Il était un père, tu te dis la différence est encore un allongement des gestes ou des plans, tu ne parle pas de plans séquences, tu parles de plans qui te rappellent Miyazaki, étrangement tu penses à lui, tu te dis, chez elle ce n'est pas trop de notes, c'est pour le meilleur ou le pire, juste plus de notes, elle ajoute ce que Ozu ne mettait pas, par soucis d'abstraction ou autre, délicatesse etc, c'est quelque chose de presque expérimental, elle reprend Ozu et l'expérimente, comme si elle le faisait passer par un laboratoire tu te dis, ce qui est beau dans le film c'est que la langue même devient expérimentale, qu'est-ce que serait un film d'Ozu si je rallongeais les choses, si j'y mettais ça ou ça, Fumiko vient de chez Ozu, Fumiko est deux fois prononcée hors-champs, Fumiko ne vient pas de chez Ozu directement, c'est un souvenir, c'est un souvenir sonore, c'est à dire la langue elle-même devient un souvenir, la sonorité des mots,
le mot le plus violent "chaussettes" ...
l'échec de Paterson de Jarmusch qui n'est que de la qualité française, la grandeur de ce film, qui est une sorte de dialectique, de mode d'emploi de ce qu'aurait dû être Paterson, de notes dans la marge comme aurait dit Godard, ( même la musique est Godardienne),
on pourrait presque dire, il n'y a pas de plans, il y a des annotations,
un plan que tu ne trouveras jamais chez Ozu : le plan et lui-même et le mec flou en arrière plan,

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