(Maternité éternelle de Kinuyo Tanaka), (2/2),
et Ozu comme solution on se dit, on imagine pas un autre plan, et on sait évidemment que cela vient de chez Ozu,
la sublime séquence du déménagement de la chambre à l'hôpital, le regard que les deux femmes s'échangent,
( dans le film c'est hallucinant ce truc des regards de toute façon),
et lorsqu'elle entend les pleurs venant de la chambre contiguë, qu'elle sort de la sienne, qu'elle comprend presque ce qu'est la mort, ce que sera la sienne, pas l'agonie, la mort, ( quelque chose de mort, de parti et qu'on emporte), je le dis mal, une sorte d'absence sur l'absence, elle fait l'expérience concrète de la mort, pas de la sienne, pas de la sienne mais de sa prochaine mort, ainsi ce sera ça peut-elle se dire, ce sera comme ça, ci-dessous les deux plans suivant où elle suit le corps qu'on enlève, et on comprend que c'est elle-même qu'on emporte, (en gros), d'où aussi un plan les bras ballants, comme si elle était en suspension, je ne suis pas certain de ce que je dis, et je n'aime pas ce genre d'interprétation mais la séquence nous laisse stupéfait,



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