lundi 7 novembre 2022

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 si j'apprenais qu'il y a des soupçons de supercherie pour Emma de Jane Austen cela ne m'étonnerait pas plus que cela, moi qui pensait que la traduction de chez Bourgeois était très bonne, je me dis maintenant qu'elle est peut-être catastrophique, malgré que j'ai vérifié le texte original une fois ou deux, ça ne va pas du tout ce livre je me dis, 

sur Wikipedia ils semblent dire que les traductions françaises sont au mieux une catastrophe, celles récentes  de chez Gallimard seraient les meilleures...

par contre lorsque que je lis qu'Emma est considéré comme son meilleur livre, (je comprends mais il est mal écrit, je reste plus ou moins persuadé que malgré la mauvaise traduction, il y a quelque chose de pas abouti), 

par exemple ...

vendredi 4 novembre 2022

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 photo entêtante, je ne dirai pas que la photo m'obsède, ( euphémisme en fait, rajout du 2/05/24) je préfère le mot entêtante, c'est comme une sorte d'autoportrait on se dit ( au sens aussi que ce [celle] qui est en face de moi est moi-même etc) (puisque celle qui est photographiée est elle-même mais me représente), et autobiographique, (si on a vu quelques vidéos ou posts de la nana  (Isabelle G),  on sait et elle le dit aussi quelque part que ses bras lorsqu'elle parle partent parfois dans tous les sens), et donc ce truc invisible, cette espèce de  trou dans la photo, cette espèce de chose qui a été effacée*, ( que rien éventuellement ou probablement n'ait été effacée, que ça soit juste de la lumière est indifférent) on se dit la nana tient entre ses mains le monde, ( expression générale)  tu te dis c'est comme avec ce film de Spielberg, (La guerre des mondes) la nana du film qui est enceinte, je me souviens que j'avais pensé et écrit dans Kuhe à l'époque que c'était le truc le plus mystérieux qui soit cette nana enceinte dans le film,

je déforme mais je reprend le mot de  Delphine Horvilleur La question, La question c'est au moment de la mort écrivait-elle, mais je me dis on peut aussi reprendre le mot pour tout ce qu'il y a avant, je me dis la photo c'est ça, c'est La question , l'idée de l'univers,  [et] tu te dis c'est ce qu'il y a entre ses mains, 

>> j'avais déjà fait un post sur une autre photo d'elle, une série plutôt, le machin avec le centre spatial, ( série qui était le seul truc bien de l'expo par ailleurs) je l'avais mis en privé parce que je trouvais que j'allais un peu loin dans la déduction (en gros), et en fait cette photo éclaire bien ce que je disais alors, j'avais comparé sa photo de fusées avec Les ambassadeurs, la nature morte les vanités etc, et finalement il s'agit bien de ça, 


on pourrait dire aussi même si c'est de l'analyse à deux balles, que ce qu'elle tient entre ses mains c'est son propre soi, mais on revient au même truc, le soi c'est le monde, en gros,   


et aussi, qu'est-ce qui fait que la photo est aussi belle, c'est que le trucage se voit, qu'il n'y ait pas d'illustration, ( illustratif), le trucage se voit pour ne pas être écrasant on se dit, pour ne pas nous assommer, trucage ou bricolage, un truc de politesse je me dis, le trucage se voit, c'est du bricolage, et c'est par politesse on se dit,  

l'esthétique de la série b appliquée à la photo, 


>> presque l'équivalent inverse de Walker Evans je me dis, (post à venir justement sur Evans, dans lequel je dis en gros que chez lui le lettrage est comme un effacement, on voit un mot, n'importe quoi en premier plan et exagéré et de fait il faut bien comprendre que celui-ci est en fait effacé), ( ou est un effacement), ou alors qu'il efface la photo, ( une partie tout au moins, la rend hors-champs), ( et alors que l'on peut dire aussi qu'elle est en quelque sorte dans le cadre),  que j'invente ou rêve cette interprétation de Walker Evans n'est bien entendu pas une chose très importante, disons au minimum Evans raye la photo, la salope, 

* il ne reste que le souvenir de la chose ou (mais j'ai un peu  perdu le fil ) son contour ou son idée, sa pensée, sa forme au sens spectral du terme, presque radioactif, il ne reste peut-être que sa trace radioactive, ( si je dit la trace radioactive d'une idée du monde etc, j'imagine que je vais un peu loin dans la déduction), 

>> on peut voir aussi la photo comme un moment précis d'une conversation entre les deux nanas je me dis, 

>> bien entendu qui dit radiation dit aussi chaleur, 


>> évidemment l'expression de la fille fait que la photo fonctionne, cette neutralité interrogative, et en même temps cette certitude fermeté, cette écoute, parce que la photo est sonore on se dit, sinon presque bruyante, etc etc 


ça pourrait être aussi une photo ratée, une photo trouvée à la poubelle pour paraphraser Godard, je ne dis pas que la photo est ratée évidemment, je parle bien d'un acte artistique, et c'est le "ratage" qui est beau, qui est au-delà de la politesse, 

tremblements, ondulations, ( notes, rajout), 

>> , rajout du 2 janvier, et je n'aurais pas pensé que cela aurait pu être aussi un écran ...

ajouter coutures apparentes, photo Frankestein, 




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 c'est quoi Ozu à la campagne je me dis, tu te dis ça semble être le thème du film, tu te dis tu sais qu'Ozu a fait ce film, Il était un père, tu te dis la différence est encore un allongement des gestes ou des plans, tu ne parle pas de plans séquences, tu parles de plans qui te rappellent Miyazaki, étrangement tu penses à lui, tu te dis, chez elle ce n'est pas trop de notes, c'est pour le meilleur ou le pire, juste plus de notes, elle ajoute ce que Ozu ne mettait pas, par soucis d'abstraction ou autre, délicatesse etc,  c'est quelque chose de presque expérimental, elle reprend Ozu et l'expérimente, comme si elle le faisait passer par un laboratoire tu te dis, ce qui est beau dans le film c'est que la langue même devient expérimentale, qu'est-ce que serait un film d'Ozu si je rallongeais les choses, si j'y mettais ça ou ça,  Fumiko vient de chez Ozu, Fumiko est deux fois prononcée hors-champs, Fumiko ne vient pas de chez Ozu directement, c'est un souvenir, c'est un souvenir sonore, c'est à dire la langue elle-même devient un souvenir, la sonorité des mots, 

le mot le plus violent "chaussettes" ...

l'échec de Paterson de Jarmusch qui n'est que de la qualité française, la grandeur de ce film, qui est une sorte de dialectique, de mode d'emploi de ce qu'aurait dû être Paterson,  de notes dans la marge comme aurait dit Godard, ( même la musique est Godardienne), 


on pourrait presque dire, il n'y a pas de plans, il y a des annotations, 


un plan que tu ne trouveras jamais chez Ozu : le plan et lui-même et le mec flou en arrière plan, 


on se dit il ne peut pas y avoir de divorce chez Ozu, presque par manque d'imagination de sa part on se dit,  parce que ça ne correspond à rien de formel chez lui, il n'y a pas de mélo ou de drama parce que stylistiquement il ne sait pas le faire, ça ne l'intéresse pas, voir encore une fois Le goût du riz au thé vert, 


il faut voir le ratage presque total de certains plans comme quelque chose de presque totalement volontaire je me dis, tout au moins de quelque chose qui est assumé, j'ai en tête une certaine séquence, il y a aussi cet autre séquence lorsqu'une amie a elle parle de la disparition de la fille de Sumiko qui était tout simplement partie jouer chez son père, ( l'ex-mari de Sumiko puisque celle-ci a divorcé ), séquence on va dire gênante, mais voulue, 
rarement vu un film aussi féministe je me dis sinon, j'y reviendrai , 

 (Maternité éternelle de Kinuyo Tanaka), (1/2),  

mercredi 2 novembre 2022

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 la forêt de Verdun ...

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 je me souviens qu'à l'époque de Kuhe je parlais assez souvent de Robin Williams, je m'étais rendu compte du côté totalement dépressif ou quasi morbide, ( ce n'est pas le bon terme, funèbre convient mieux) de ses films, et étrangement je n'avais jamais entendu parlé de celui-ci ( ) jusqu'à aujourd'hui, tous ses films sont hantés par la mort ou la perte, la peur, je n'aime pas ce mot "hantés", je l'échangerai, le film je ne dirai pas qu'il n'est pas très bon, Robin Williams y a un rôle secondaire, mais cela n'enlève rien, qu'il ait un rôle secondaire ou principal, 




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 bande-annonce d'un film de Romain Gary,

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>>  décidément Jérome Sessini et l'extrême-droite c'est une grande histoire d'amour ...




oui je sais la démocratie machin tout ça chacun a le droit d'avoir ses opinions, ok, mais peut-être pas de partir systématiquement avec la caisse comme il le fait deux fois par an Sessini mais apparemment il plait beaucoup ... Fannie Escoulen et Emmanuelle Hascoet diraient probablement de ses photos "quelle poésie", et Hascoet ajouterait " il a des papiers lui au moins" !   les mecs d'extrême-droite affirment toujours être exemplaires etc, et pourtant ce sont toujours les premiers à piquer le fric etc on se dit, ce sont toujours les premiers à ne pas être justement exemplaires, ce sont toujours les premiers à faire la morale, à te parler de morale, de monde idéal même, et dans les faits ? dans les faits ça fait deux fois que Sessini part avec la caisse, ça fait deux fois qu'il n'en branle pas une, ça fait deux fois qu'il demande des subventions ( sans honorer quoi que ce soit en retour)  alors qu'il est employé par une des plus grosse agence, sinon la plus grosse agence de presse, ( appelons Magnum agence de presse), Sessini est une merde humaine doublé d'un voleur on se dit... ( en plus d'être un plus que très mauvais photographe)... 


en même temps chez Hans Lucas (eux aussi sont en force dans la grande commande photo) c'est pas mal non plus...  les mecs qui réfléchissent absolument pas et en arrivent à faire une photo promotionnelle d'une des pires ordures de l'extrême-droite française,  bravo hein les neu-neus... ( je me demande si Fannie Escoulen trouve aussi cela "tellement poétique" )... 


le lien ...



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Chez les prolos je me dis il faudrait parler de micro solidarité,  J’y reviens après un peu, Via mes souvenirs Facebook du jour, trailer de ...