samedi 12 novembre 2022

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 assez pénible ce coté tout doit être fun au Palais de Tokyo je me dis, par extension ce côté "ne pas déranger"... d'un musée à l'autre on se dit c'est toujours une sorte de mise en sculpture d'un propos ou d'un discours*, c'est assez scolaire on se dit, ( par exemple entre Argotte et Cyprien Gaillard la différence est infime), jamais rien ne viendra troubler le public du musée, de Tokyo ou de Beaubourg ou autre, rien jamais ne viendra même l'effleurer autre que le bien être coocoonien ou feutré de la visite, tu te dis même un bout de sein, même l'esquisse d'un téton à travers un tissus ça serait incongru, (non que je veuille voir absolument des seins), juste souligner que nous sommes dans quelque chose de complètement familial, l'art français est familial je me dis, on rêve de quelque chose qui dirait je vous déteste ou je vous emmerde... on rêve de quelque chose qui serait un véritable crachat ...


* une mise en image d'un propos, j'avais ressenti ça lorsque j'avais vu lors d'une précédente visite avec les vidéos presque niaises de Laura Henno, la vidéo de Gaillard avec les perruches ou celle d'Argotte a Beaubourg sont identiques, sur le même modèle, ( ça n'enlève rien à leur intelligence épisodique, ou parfois beauté, enfin je dis ça presque pour m'excuser, certaines images sont belles, ou certains plans), chez Henno ça crie plus leur volonté de poésie, intelligence ou culture qu'autre chose, c'est presque putassier, ( Argotte j'ai vraiment détesté), Gaillard j'ai trouvé absolument tout raté, son truc Hollographique c'est quand même le pompon on se dit, et le reste aussi, 

je précise que j'aime bien Laura Henno, le mot exact serait plutôt admirer, 


ce côté presque "pleine conscience" des vidéos, ralentis, décadrages subits, grands écrans effets immersifs, 

quelque chose qui a besoin d'un cartel et qui est néanmoins accessible à tout le monde, le cartel explique le pitch, un truc au fond pour rassurer le public, pour ne pas le déstabiliser, pas par rapport à une complexité évidemment, car jamais cela n'arrive, c'est quelque chose ce mot qui est totalement étranger aux institutions et aux artistes français on se dit, au Palais de Tokyo ça doit être lisible immédiatement et ne pas ennuyer une seconde le public, tout est bienveillant on se dit, rien ne cripse, 

on est dans l'ordre de l'argument, du thème, je suis incapable de comprendre en quoi les deux vidéos celle des perruches et celles des wagons de métro immergés ont à voir avec l'art, etc, nous sommes dans un discours sociétal je me dis, mais nous sommes dans un discours sociétal, il n'y a rien de plus, je comprend le thème de l'expo, ou de Gaillard, les cartels me le rappellent assez, mais je ne comprends pas, on est entre l'esthétique relationnelle de Nicolas Bourriaud et le Indignez-vous de Stéphan Hessel je me dis, 

sur l'esthétique relationnelle ... il y a cette phrase "selon Claire Bishop (en)[4], les œuvres prises en exemple par Nicolas Bourriaud se limiteraient à une conception consensuelle de la relation, ce qui tendrait à exclure tout un pan de l'art contemporain et actuel basé sur une conception de la relation en termes de « dissensus » (Jacques Rancière), voire de conflit", je me dis si je la comprends bien oui, c'est bien ce qui me gênait ce côté que je disais fun ce côté Ne pas déranger, on est tout à fait dans ce truc "sans conflit ou sans dissensus", 

une expo selon Bourriaud , ( je n'en pense pas grand-chose j'ai regardé la vidéo en diagonale, peut-être que l'expo m'aurait beaucoup plus par ailleurs) ce qui me fait penser à la fois où Dominique Gonzalez-Forster avait exposé sa garde-robe à Beaubourg, bref, 


je me dis je préfère que la forme esthétique quelle qu'elle soit me donne à penser, que le discours énoncé par l'objet ( m'ordonne de penser), 


par exemple les deux vidéos de Gaillard que j'ai cité, qui en tant qu'objet sont des objets vides, et qui ont besoin de cartels pour qu'un sens s'en dégage, la vidéo des perruches ne fonctionne que sur l'immensité de l'écran je me dis, fonctionner n'est pas le bon mot, disons aussi je n'aime pas qu'un objet soit détenteur d'une charge sociétale, ( j'oserai je dirai peut-être faussement d'ailleurs qu'on est pas chez Moulinex), je dirai nous passons au milieu d'objets qui n'ont été pensés que comme discours, dont la forme n'a été pensée que par la moins gênante possible, la plus agréable possible, une sorte d'esthétique de la potiche finalement on se dit, esthétique du vase on se dit, c'est beau et on attend que la baronne nous explique d'où il vient, 

Argotte lui ce serait de façon même pas caricaturale de ma part le décolonialisme comme argument esthétique, le gag Youtube comme forme, la dénonciation d'une évidence comme pensée ou forme finale, j'avais d'abord pensé le décolonialisme  comme ordre esthétique un truc comme ça, Argotte on se dit c'est quand-même  un type qui ne pense rien à part des évidences, qui serait contre ce qu'il dit on se dit? à part les connards, et on se dit les évidences au fond, chez lui, ce n'est que du vide et du chantage ou de l'intimidation, de l'ordre, 

probablement d'ailleurs le musée le plus pédagogique de Paris, 

pas loin du niveau des expos de fin d'année scolaire, intellectuellement ça va pas plus loin je me dis, 

on est plus dans quelque chose de l'ordre du magazine, ça sent tellement les réunions de programmations, de coordination qu'on se retrouve dans un côté magazine, aucune pièce ne dépasse le coté rubrique, presque la place assignée, je pense à la vidéo dans la salle de réception de l'ambassade du Brésil, et des tableaux, le truc des tableaux étant une chose que l'on retrouve dans de plus en plus d'expos, 

ce truc je ne sais pas si c'est récent d'exposer des peintures célèbres, Chirico pour Gaillard, je ne sais plus qui pour Marine Hugonnier, Chirico et sa vitrine pleine de capteurs chez Gaillard, chez Hugonnier la restauration du tableau, 






jeudi 10 novembre 2022

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 noter avant de l'oublier, c'est drôle je me dis à l'instant comme Les éternels est un film de montage, comme s'il avait été réalisé par un autre que Jia Zhangke, c'est drôle comme il est totalement extérieur à ce qu'il avait filmé je me dis, expliquer en quoi le film est sublime, autrement dit dire autre chose que film magnifique film sublime est s'approcher de la faute de goût, est une faute de goût, tellement oui le film à chaque instant est sublime et magnifique...  film qui passe du montage pur à l'incarnation de je ne sais pas, une sorte de mystère presque religieux, (le Jeanne d'arc de Dreyer), rien ne fait penser au(x) film(s) de Dreyer, et c'est bien pourtant à quoi cela me fait penser, l'attention aux visages, mais pas seulement, Suzanne Simonin on se dit, même si je ne me souviens plus du film, je me souviens des couvertures des Cahiers du cinéma avec Isabella Rossellini, 

le transfert des prisonnières, séquence magnifique, la séquence suivante sur le bateau, insensée, insensée de peut-être pas de beauté, ce n'est pas le therme, disons quand même de beauté, 

étrangement la nana avec qui elle partage la cabine est catholique, ( on la voit prier), dans Maternité Éternelle il y avait une messe catholique aussi, 

je pense que chez Jia Zhangke c'est un souvenir cinéphile, non pas Fordien mais qui vient des Cahiers, 

par exemple je n'ai jamais pu regarder en entier La pyramide humaine de Rouch tout en étant fasciné par la couverture des Cahiers, sentiment que quelque chose comme ça est à l'œuvre pour le film, une sorte d'iconographie rêvée, cette iconographie passant aussi par le souvenir des films vus, je n'ai pas envie de dire par la cinéphilie, (qui est quelque chose d'absolument vulgaire), 

nous sommes historiquement chez Rossellini je me dis, 

ce n'est pas une héroïne, puis plus tard on se dit un côté Wanda de Loden, c'est ce qui est beau aussi du film, les retrouvaille partie totalement ratée, je vois ce qu'il veut faire mais ça ne fonctionne pas, il est paumé on se dit, il intellectualise les choses par incapacité ou je ne sais quoi, puis plus tard on doute un peu, 

la dernière partie ou le dernier tiers est raté(e) et pourtant on se dit, raté(e) insupportable et sublime, raté(e) et réussi j'allais dire parce qu'on y comprends rien, ce qui est faux, la dernière partie est opaque, tellement opaque on se dit que même le réalisateur n'y comprend rien, tellement sublime qu'il est non pas obligé de rater, mais quasi, son propre film est en avance sur lui on se dit, on se dit qu'il a vu tellement grand, que l'ambition était tellement immense qu'il n'a pu que rater sinon son film du moins presque la moitié du film, et c'est beau parce que tu vous la chose en cours, 



mercredi 9 novembre 2022

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 1/2), 


2/2), 







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" Pourquoi t'es jamais venu me voir en prison ? "

"Je voulais pas te voir dans une cage.".. 

de King of New-York à Lucky day...

le film d'Avary n'est pas très intéressant, tellement peu que même en diagonale c'est impossible de le regarder...

lundi 7 novembre 2022

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 (Maternité éternelle de Kinuyo Tanaka), (2/2),  

et Ozu comme solution on se dit, on imagine pas un autre plan, et on sait évidemment que cela vient de chez Ozu, 





ce n'est pas déchirant on se dit, mais violent, je voulais dire quelque chose par rapport à ça hier soir, j'ai eu la flemme et ai oublié, j'avais pensé, la nana est malade, un cancer, je ne me souviens pas si le mot est prononcé, le film n'est jamais déchirant on se dit, au sens mélodramatique, il est juste est-ce que le mot implacable est le bon je ne sais pas, il est violent, (et au final tout de même déchirant, (rajout)), 

la sublime séquence du déménagement de la chambre à l'hôpital, le regard que les deux femmes s'échangent, 

( dans le film c'est hallucinant ce truc des regards de toute façon),  

et lorsqu'elle entend les pleurs venant de la  chambre  contiguë, qu'elle sort de la sienne, qu'elle comprend presque ce qu'est la mort, ce que sera la sienne, pas l'agonie, la mort, ( quelque chose de mort, de parti et qu'on emporte), je le dis mal, une sorte d'absence sur l'absence, elle fait l'expérience concrète de la mort, pas de la  sienne, pas de la sienne mais de sa prochaine mort, ainsi ce sera ça peut-elle se dire, ce sera comme ça, ci-dessous les deux plans suivant où elle suit le corps qu'on enlève,  et on comprend que c'est elle-même qu'on emporte, (en gros), d'où aussi un plan les bras ballants, comme si elle était en suspension,  je ne suis pas certain de ce que je dis, et je n'aime pas ce genre d'interprétation mais la séquence nous laisse stupéfait, 




rien à voir je me souviens d'un plan du début, elle est de profil mais on dirait un plan des Yeux sans visage de  Franju, 


grand grand grand grand grand grand grand film ... 


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 - " Ses œuvres montraient ce curieux mélange de mauvaise peinture et de bonnes intentions qui donne toujours à un homme le droit d'être appelé représentant de l'art britannique"... Oscar Wilde in le portrait de Dorian Gray à propos du peintre Basil Hallward, via Philippe Lançon in Libé, 


- On pourrait appliquer la citation à la photographie française, ( j'ai encore vu passer il y a quelque jours une photo illustrant parfaitement cela)... ( et je m'étais dit que je ferai prochainement un post expliquant en quoi c'était très très mauvais et vain etc), je me dis les photographies françaises dans leur ensemble, dans leur quasi totalité ne vont pas plus loin intellectuellement qu'un commentaire Facebook,  à suivre donc ...

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Chez les prolos je me dis il faudrait parler de micro solidarité,  J’y reviens après un peu, Via mes souvenirs Facebook du jour, trailer de ...