vendredi 18 novembre 2022

(...)

post Facebook du 18 novembre 2021

 >> Toujours de Marine Hugonnier, il y a une pièce d'elle que j'aime beaucoup, une peinture noire, un noir normal pour ce que j'en vois, cela pourrait être du blanc mais ça serait trop chargé, trop évident, trop significatif, trop visible, les autres couleurs sont hors de question parce que justement ce serait de la couleur, c'est le noir comme il n'y a rien à voir, pas le MU Japonais, juste vous venez pour rien, vous vous êtes déplacé pour rien, vous avez regardé pour rien, elle aurait pu ne rien accrocher, le tableau est là pour dire que justement à cet endroit il n'y a rien je me dis, 

>> Ça aurait pu être juste un trait rectangulaire, mais ça aurait été trop évident, 

> > Le noir, ou un noir qui est sans signification,

>> Et sans visée spirituelle, 

>> Presque un rien vide de sens, ou vidé de sons sens, presque un rien absent, et/ou comme on dit aussi " il est un rien absent", 

> > Et c'est sublime parce que c'est presque l'abstraction absolue, 

> > Quelque chose qu'on ne voit pas, 

> > Presque là par humilité on se dit, 

> > (Va t'en trouver quelque chose sans signification et qui ne se voit pas je me dis), 

>> ( quelque chose qui pourrait ne pas être là, ou être remplacé), ( et en même temps bien là et irremplaçable), 

>> Évidemment  les dimensions sont aussi importantes que la couleur, trop petit ça ferait tableau, ou peinture, et serait décoratif, trop grand ce serait justement trop grand, et ça aurait à nouveau du sens, il fallait juste trouver les dimensions suffisantes pour passer inaperçu je me dis, 

>> et/ou presque pour meubler le vide, 


>> Le catalogue indique que ce serait à l'origine le photogramme d'un film,




mercredi 16 novembre 2022

(...)

 je ne sais absolument pas si la vidéo est réelle ou pas, , (où si c'est issue d'un jeu vidéo) ...  ça serait d'après un commentaire, une vraie vidéo ... 

(...)

 ouais ouais ouais et Jane Austen elle compte pour du beurre ?  ()... ( pour l'entrée dans la modernité)... 

(...)

 j'essaie toujours de me tenir loin de ce qui se passe en Iran, je pense qu'on est beaucoup comme ça, cette peur pour eux qu'ils n'y arrivent pas, et on sait qu'ils n'y arriveront pas, mais il y a cette vidéo , qui n'enlève rien à la peur, mais qui ajoute à la gloire, à leur gloire... 


et pour les larmes et la rage... 

mardi 15 novembre 2022

(...),

 recommencé la série des Doinel, commencé par le dernier, que décidément et comme tout le monde, je n'aime pas, puis le premier et enfin le second, je crois que c'est tout de même le dernier qui m'a fait penser à Moretti, je ne pense pas que ça soit extraordinaire de penser cela, je me suis dit que beaucoup de choses chez lui viennent de là, même la musique, La messe est finie étant peut-être l'exemple le plus flagrant, puis pour Domicile conjugal on pense évidemment à Renoir, Le crime de Monsieur Lange, pour la vie de la cour intérieure et du gars mystérieux, ( je n'ai vu le film qu'une fois il y a longtemps et en ait peu de souvenirs), je me dis Domicile conjugal c'est le hors-champs en fiction, tout ce qui est ou aurait dû être hors-champs ne l'est pas ou plus, c'est presque aussi une référence à Fenêtres sur cour je me dis, c'est presque un film plat je me dis, non ce n'est pas une mise en fiction du hors-champs, c'est un truc plat, mais je me dis c'est quoi le hors-champs lorsque tu incorpores des éléments du hors-champs, ( par exemple lorsqu'il casse un mur à la naissance du bébé pour agrandir l'appartement et qu'une voisine est là), 



(...)

ancien post Facebook du 19 octobre: 

La lune est levée on se dit que sa seule ambition quasiment est de faire un autre film d'Ozu, presque au sens addiction du mot, quelques détails qui diffèrent, des gestes plus longs, des acteurs plus rapides, ( ou vers la fin du film la nana qui pleure, je ne me souviens pas de larmes chez Ozu, rajout, ni qu'un type dise à une fille de partir, j'allais dire tout au moins pas de cette façon là mais il n'y a je crois quand même pas d'exemple), la nana qui retire ses bas, ce qu'Ozu jamais n'aurait pensé à filmer je crois, puis lorsqu'elle aide l'autre fille ( Ayako) à se déshabiller ou changer, pas d'érotisme là dedans, juste quelque chose de plus quotidien, ajouter encore presque de la banalité peut-être, ambition pas aboutie car trop naturaliste, du naturalisme par maladresse, non voulu, presque un naturalisme involontaire par soucis de modernisme,

ce qui est beau ou touchant est le décalque, ce n'est pas seulement une sorte d'autre film d'Ozu, ça l'est presque inévitablement, ce qui est beau ou touchant est aussi le décalage, presque la transparence, au sens transparence d'une matière, le décalage dans la superposition, et tant le film au fond est aussi une sorte de couche sur une autre,
espièglerie comprise,
chez Ozu ce n'est jamais un mélodrame naturaliste je me dis, il ne s'arrête jamais à ça, c'est toujours autre chose,

(...)

Interview de Stéphane Mallat dans Libé, là et là ,  2/2 dans le second post j'avais écris que Gertrude Stein avait expliqué en six mots...