lundi 12 décembre 2022
dimanche 11 décembre 2022
jeudi 8 décembre 2022
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The white lotus saison 2, saison ultra chiante on se dit et qu'on ne peut regarder bien souvent qu'en accéléré et pourtant une des plus belle séries qui soient, la saison 1 était très belle, la saison 2 est au delà du sublime, à partir de quand on s'en rend compte je ne sais pas mais assez vite, est-ce que l'on est dans quelque chose de Carverien, pour le côté maudit oui, ( sinon non), il faudrait s'entendre sur le côté maudit je me dis est maudit celui qui est en introspection, qui est conscient de quelque chose, qui est conscient que quelque chose ne va pas, chez Carver on est conscient de ses actes, ( si peut-être pas de soit-même etc)... il faut évidement prendre le therme Carverien pour quelque chose de presque philosophique je me dis,
est-ce leur introspection est quelque chose qui a à voir avec une idée de perfection personnelle on se dit, et à part la pute brune, chacun ne réfléchit au fond qu'à son propre confort, il faudrait peut-être parler de réflexion alors, la pute brune (Lucia) étant la seule à dire un moment, après donc une introspection presque subite, qu'elle ne veut pas devenir millionnaire, que ce qu'elle fait au fond ce n'est pas elle, (étrangement on retrouve ce même questionnement et antagonisme de pensée dans The wire avec les deux toxicos), puisque la seconde pute elle reste sur une certaine position, etc etc, chaque personnages doutent mais doutent effectivement par rapport à une sorte d'amour d'eux-mêmes ils doutent par égoïsme on se dit, ou s'introspectent par intérêt, (
maudit car conscient de vivre quelque chose en direct, quitte à ce que cela soit autrui qui le voit, ( autrui chez Carver étant vite dit Carver lui-même),
étrangement par exemple dans l'épisode 4, on pense très fort à Avary,
qu'est-ce qui me permet de dire que la série/la saison 2 est sublime, je pense à la phrase sur Bonjour tristesse de Sagan, (phrase lue ce matin dans le journal), est-ce que la série est une énorme réflexion sur la tristesse, ( mais chose pas suffisante pour en faire quelque chose de sublime), sur la désillusion ou le vide existentiel ? la mise en scène on se dit est celle d'un film avec John Malkovitch, presque n'importe lequel, surtout au fond celui d'Oliveira...
et presque de l'ordre du comte on se dit,
le casting absolument sublime avec l'idée de prendre le neveu de Tony des Sopranos ( je ne connais pas son nom), je ne sais si cela apporte de la profondeur ou de la tragédie ou autre, ou de l'imprévisibilité, qui en fait quelqu'un de totalement désemparé, ( en provenance étrangement de chez les Coen et de chez Spike Lee), ( même si pas le même acteur), presque une sorte d'opacité Mizoguchienne on se dit,
désemparé ou dépassé mais tout le monde est dépassé,
l'épisode final est bidon sinon mesquin...
jeudi 1 décembre 2022
mercredi 30 novembre 2022
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post Facebook du 30 novembre 2021...
- C’est quelque chose de magnifique la nouvelle de D H Lawrence ( "Celui qui mourut" ) on aimerait en parler bien et donc sans vulgarité, sans esbroufe, j’ai su ce qui définissait je crois le mieux la nouvelle ce matin en lisant dans Libé cet article de Sandra Onana c’est le mot chagrin, on peut chercher des tas de mots c’est celui qui convient le mieux, ce type qui ressuscite et qui ne fait qu’une chose, qui ne désire qu’une chose, dormir, sans énergie, ce type qui fuit la vie, et qui n’a pas non plus envie de mourir pour de bon, ou mourir à nouveau, et qui ne réclame rien, qui ne sait pas vraiment pourquoi il est encore là, deux ou trois choses, c’est la même intrigue que L’amant de Lady Chaterley, c’est une variation, quelque chose de sans espoir dans sa première partie, ( même si ce n’est pas le propos de la nouvelle, je veux dire par là que l’expression est inexacte) la seconde partie je n’en pense rien de particulier, cette façon de scander, paragraphe(s) après paragraphe(s) tellement magnifique on se dit, tellement proche presque de Peguy au fond, je n’ai jamais lu L’homme qui dort de Perec, je l’ai feuilleté j’ai vu le film comme j’ai dû feuilleter tous ses livres, en avoir commencé quelques uns et n’avoir jamais été convaincu, une gentillesse superficielle, trop de bienveillance, inabouti car trop gentil, qui va systématiquement vers l’anecdotisme à force de cette gentillesse, mais j’ai pensé à ce livre L’homme qui dort, le même désenchantement probable, mais je me dis sans en avoir un grand souvenir du film, ( dans le sens que je m'en souviens très peu) probablement ce qui en fait la différence est la neurasthénie du film/ livre de Perec, à un moment de la journée j’ai pensé à Bartleby, pour cette façon de vouloir « s’effacer »peut-être, mais je ne me souviens plus assez en détail du livre de Melville, je lis un livre en ce moment à son sujet mais je ne me souviens plus assez, le terme s’effacer vient plus ou moins du livre, dans les trois livres il y a un refus, qui est aussi quelque chose de plastique, ( esthétique quoi), ( qui se traduit esthétiquement dans le texte) ( le style) je mettrai la référence exacte après
"Quelque chose de plus langoureux que le chagrin, mais infichu d'être sinistre", j'avais retenu le mot chagrin, l'avais isolé, mais la phrase entière est plutôt une définition exacte de " Celui qui mourut",
samedi 26 novembre 2022
vendredi 25 novembre 2022
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je ne connais pas la série, j'en ai entendu parler pour la première fois dans Le monde ce matin, et en regardant un peu sur internet je trouve un article qui en parle là,
>> mouais, c'est plutôt très mauvais je me dis, je ne pense pas que l'on puisse dépasser les 10 ou 15 mn, tu te demandes s'il y a quelqu'un, tu as une équipe technique, tu ne sais pas si tu peux appeler ceux qui s'occupent du scénario des scénaristes par exemple, tu n'oses dire qu'il y a un réalisateur qui a été payé, peut-être un coordinateur, je verrai ce soir ou demain,
c'est quand même très violent ce genre de produit tu te dis, tu n'es qu'un consommateur, avec ce que cela implique, en gros tu bouffes une pizza surgelée, et plutôt lorsque tu te souviens de telle séquence, de l'ordre du premier prix, le fond vert comme coulis de tomates achetée chez un grossiste et à bas prix, etc etc,
ça te zombifie tu te dis,
pour le coup la séquence dans l'usine à l'épisode 3 est très belle, et les séquences suivantes,
la débâcle, les plans sur le visage de l'inspecteur, le mec qui lui hurle dessus pour le sortir de sa léthargie, ( plus exactement de sa stupeur ), etc etc ...
l'épisode suivant est une catastrophe, ( les autres aussi)...
un moment tu ne sais plus si c'est ton propre désintérêt ou autre mais cela devient totalement confus, comme s'il manquait des séquences entières, limite s'ils ne coupent pas au milieu d'une phrase,
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Interview de Stéphane Mallat dans Libé, là et là , 2/2 dans le second post j'avais écris que Gertrude Stein avait expliqué en six mots...

