samedi 10 juin 2023

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 un autre clip de Tricky , probablement un des plus beaux clip qui soient, on est vraiment dans l'art contemporain on se dit, vite dit dans une sorte d'équivalence à Bill Violla, 




ce que la bourgeoisie veut, (et le monde de la culture c'est la bourgeoisie ne l'oublions pas) c'est exactement ça, des prolos qui ressemblent à des mongoliens  (que la bourgeoisie soit un état enviable économiquement etc n'entre pas en compte ici, je parle de la guerre de classe et culturelle que celle-ci mène en continu contre les prolos, il n'y a jamais de bienveillance à en attendre, il n'y a jamais de bienveillance en œuvre), 




 

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mercredi 7 juin 2023

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 dans Phasmes ce que dit Didi-Huberman sur l'invention du mot photographie, j'y repense curieusement en regardant un extrait de concert de Tricky,  ...  je n'arrive pas à vraiment comprendre pourquoi j'associe les deux, enfin je n'arrive pas à le formuler,  le devenir parchemin peut-être (entre-autre) de Tricky, rajout, 

question, est-ce que Didi-Huberman je me dis, suppose que le type devienne du papier, que le type devienne fabrique du photosensible avec son propre corps, (il faut que je relise le passage), que le type se fabrique lui-même photosensible, qu'il veuille devenir une feuille, le devenir feuille du gars, il n'a plus qu'un interlocuteur, le soleil, le devenir photosensible du mec, là question alors et Didi-Huberman y répond si je me souviens bien, qu’y a-t-il à photographier , et Huberman donc je crois de dire la mémoire de sa propre mort , un truc comme ça, 

je crois assez sublime clip de Tricky , je me dis qu'il aurait pu être réalisé par Pierre Alferi, la chanson originale est de Jefferson Airplane () ,  enfin pas clip de Tricky, l'album est la plupart du temps attribuée à Tricky mais est en réalité de la chanteuse Marta, le mimétisme est tel que bon, 

"Pendant deux ans, Herman Ellis Dyal (@hermandyal) a photographié l'intérieur de l'église de San Antonio, au Texas, qui était le centre de la vie de sa famille depuis les années 1940. Les photographies qui en résultent montrent une grande partie du bâtiment aujourd'hui inutilisé et constituent sa première monographie, "The Things Not Seen Are Eternal" (Les choses que l'on ne voit pas sont éternelles).

En 2021, alors qu'il passe devant l'église Riverside de San Antonio, Herman remarque une porte ouverte et entre dans l'édifice, où il n'avait pas mis les pieds depuis 50 ans. De l'extérieur, l'église semblait hors d'usage. Accueilli par le pasteur de longue date, Herman a appris que la grande église, qui avait été l'une des plus grandes et des plus dynamiques de la ville avec une congrégation de plus de 1 000 fidèles, s'était réduite à une douzaine de personnes, pour la plupart des personnes âgées, membres de longue date. La congrégation se réunit désormais dans un petit espace et dans de nombreuses salles et espaces qui ne sont plus utilisés, sans électricité et qui se détériorent lentement. Dyal a commencé à revenir régulièrement - le dimanche pour apprendre à connaître les fidèles et passer du temps avec eux - et en semaine pour documenter les nombreux espaces qui ne sont plus utilisés". 

je ne pense pas que le livre soit très intéressant, euphémisme,  , (et je rappelle que je ne suis pas croyant), (en même temps c'est con de se justifier), 

un lien street view de San Antonio au hasard  et juste quelques mètres en arrière ....

vidéo assez sublime pendant les 13 premières minutes ensuite c'est une interview,  , trouvée , (rencontre avec Richie Hawtin), 



en reprenant le livre de Philippe Bazin et en cherchant sur internet un texte de Martha Rosler, je tombe sur cet article  de Bazin 

journal, brouillon, l'autre jour je parlais d'un extrait du livre (de Philippe Bazin)  je disais "je rajoute un autre extrait à mon retour, extrait aussi très juste sur les "témoins", toujours par rapport à ce mot "monument", et qui rejoint au fond ou c'est moi qui l'associe comme ça à ce que je disais des photos de mode ou publicitaires, que je les aimais parce que les gens n'y faisaient pas pitié etc, au fond je me dis en écrivant cela, c'est ce que faisait déjà August Sander" , en fait il s'agissait du mot témoignage, je lisais cela juste quelques minutes avant mon départ et avais mal interprété le machin, chose pas plus importante que ça néanmoins, j'avais eu la tentation de citer le nom de plusieurs photographes Africains à la suite de Sanders mais en me disant qu'eux n'avaient pas pensé à faire quelque chose avec cela à l'époque, enfin que ce n'était en tout cas pas conscient, je m'étais dit que leurs photos n'avaient pas été pensées comme monument(s) au moment de leur prise de vue, les photos étaient devenues autres au fil du temps, pas certain non plus de cela je me dis, existait déjà une sorte de hiératisme, la volonté que chaque personne soit dans la grandeur, j'y reviens 

Philipppe Bazin écrivait: " Le documentaire critique implique aussi de repenser la question du témoignage. La photographie, dans cette perspective, ne produit pas des documents inertes, mais des monuments qui portent en eux leur propre capacité de pensées et de constructions signifiantes. Les photographes ne sont pas les témoins d'une réalité du monde, au sens journalistique ou policier, leurs photographies ne sont pas des preuves appuyant un discours qui viendrait de l'extérieur, ( ...),  le documentaire critique par son exigence renvoie le spectateur à son intelligence et non à sa culpabilité" , à un moment, pour parler de la série Empêchements, je me suis dit exactement où presque cela, que cela ne devait pas être on va dire un témoignage journalistique, cela devait être autre chose je me disais, et en gros je décidais alors de photographier des paysages, je ne sais pas si je m'explique bien, d'enlever toute trace de militantisme, d'enlever le social ou la pédagogie, de ne garder qu'autre chose, je pourrais ajouter ne garder que le paysage et le crachat,  ce n’est pas pour autant que j’ai réussi cela dit, (j'y reviendrai à l'occasion), 

lundi 5 juin 2023

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un film (assez court) sur James Benning ...

c'est Plastikman et c'est sublime  et  , 

Ce que je disais un peu plus bas (et que je ressasse sans cesse depuis des années) ce que je disais plus bas donc sur mon amour de la publicité, deux pubs qui étaient dans mon fil d’actualité, personne en France n’est capable de faire de telles photos, personne même n’a envie de faire cela, (et aussi parce que personne intellectuellement n’est capable d'imaginer cela), (et que 100% des photographes français sont soit totalement analphabètes ou mongoliens), (et alors que ces photos ne pas non plus extraordinaires), on le voit dans la nullité absolue de La grande commande photo, ou de l’expo Les vies qu’on mène, en France je me dis, il faut avoir un regard bovin dans les photos, ce n’est pas une condition mais un résultat …

Évidemment on retranchera  Clarisse Hahn Laura Henno Christophe Bourguedieu Yohanne Lamoulère et Bruno Serralongue , qu’on les aime ou pas, moi je ne sais pas si je les aime entièrement ceux que j'aime, j'aime une photo de Yohanne Lamoulère, le reste est très mauvais,  je ne crois pas aimer vraiment une seule photo de Christophe Bourguedieu, mais je puis reconnaître certaines choses, de Laura Henno j'aime plus ou moins son premier livre, et  je trouve belles ou séduisantes certaines autres photos, mais bon dans l'ensemble ça fait plus penser à Rosa Bonheur qu'autre chose on se dit, son truc dans le désert est assez bidon je me dis, (et ce qu'elle a fait pour La grand commande photo de la pure escroquerie en tout point de vue) ( disons qu'elle s'est fait payer des vacances), de Clarisse Hahn il y a une photo que je déteste,  Bruno Serralongue j'ai déjà parlé de lui, mais ces gens qu'on les aime ou pas sont les seuls, je parle de photographes "portraitistes" évidemment, 



samedi 3 juin 2023

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 journal, brouillon, bien évidemment Kandinsky ou la religion on s'en bat un peu les couilles pour parler vulgairement, j'aime bien l'idée qu'un seul mot soit à l'origine de l'abstraction, qu'un seul mot transforme radicalement la peinture etc, remplace l'image du christ etc, j'imagine que c'est beaucoup plus complexe que ça mais pour le coup on s'en fout, ce n'est pas très important, (et évidemment M L n'est pas loin dans mon esprit), au moment où j'écris ça une nana  passant à côté de moi et qui dit dit à une autre "mais bon ça va ça va" ( avec la même intonation que M L), le Nous orthodoxe est pour ainsi dire l'abstraction même, je ne trouve pas le mot que je cherche, je dis donc pour l'instant, la peinture alors ne cherche plus à nous raconter une histoire, elle est quelque chose, une sorte de présent, et peut-être la dimension n'est plus la même, elle ne représente plus le pouvoir je me dis, elle s'éloigne de l'oracle ou de quelque chose comme ça, je me dis avec l'abstraction on ne te promet plus l'enfer, 





mercredi 31 mai 2023

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- " Le documentaire critique ne produit donc pas des documents, ce qui nous informe, mais des monuments, ce qui nous donne à penser", (Christiane Voltaire citée par Philippe Bazin dans son livre),  phrase que je trouve simple et sublime et exacte, et exactement l'inverse du reproche bidon fait par Artières à Didi-Huberman),  ("il y a urgence non à être esthète mais à se faire pédagogue"), je rajoute un autre extrait à mon retour, extrait aussi très juste sur les "témoins", toujours par rapport à ce mot "monument", et qui rejoint au fond ou c'est moi qui l'associe comme ça à ce que je disais des photos de mode ou publicitaires, que je les aimais parce que les gens n'y faisaient pas pitié etc, au fond je me dis en écrivant cela, c'est ce que faisait déjà August Sander, 

 >> et  relire et relire cet entretien à propos de la pédagogie, 

je n'aime pas beaucoup le livre de Bazin, style trop universitaire, deux références minimum par page, en gros je n'y comprend pas grand chose parce que cela ne m'intéresse pas, du coup je survole plus que je lis, je prends ce qui m'informe,  disons livre désagréable à la lecture ( mais je suis certain qu'il sera important pour moi), 

 Lauren Duffus , (et c'est sublime), et E Myers

sur les sphères mégalithiques du Costa Rica  


dimanche 28 mai 2023

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Journal, brouillon, en commençant la lecture du livre de Philippe Bazin "Pour une photographie documentaire critique" (que j’ai acheté l'année dernière mais que je n’avais pas lu*), je remarque ce qu'il dit sur Arago, peut-on dire alors que la photo actuelle ( celle qui est importante)  est plus proche d'Arago que disons de Walker Evans ou August Sander,  intéressant aussi on se dit ce qu'il dit de la photographie expérimentale, comme si au fond l'on assistait à une sorte de reset**, un côté bon on reprend les choses, quelque chose qu'on remarque très bien avec Wolfgang Tilmans par exemple, tant ses photos doivent parfois aux années 20 etc, (en gros),  pour l’instant j’en suis à la lecture pas eu le temps d’approfondir ni d’y réfléchir plus que ça …

* j’avais acheté un autre livre de lui ( Un archipel de solidarité) et j’avais trouvé les photos pas très intéressantes à part une ou deux, ça m'avait enlevé l'envie d'aller plus loin … 

**  ça c’est moi qui le dit, sur ce qu’il dit lui j’y reviendrai plus tard probablement,

Le Kinski Paganini est quelque chose d'assez fou on se dit, c'est Sokurov ivre et complètement hystérique, dépassant les limites, sans aucune limites, et pour ainsi dire du jamais vu (sauf chez les Japonais), une fureur ou une rage hallucinante je me dis, (le correcteur orthographique me propose hallucinée, ça correspond aussi très bien je me dis), une version totalement dégénérée, réflexive et poétique de l'Amadeus de Forman; je ne suis pas certain qu'il y a une seule séquence dialoguée une seule séquence en champs-contre-champs je me dis, (un champs contrechamps chez lui ne veut rien dire de toute façon) je ne suis pas non plus certain qu'il y ait une seule seconde de bon goût, c'est comme si Zulawski avait pété un plomb je me dis … c’est comme si on disait  un film de Rossellini avec Ingrid Bergman, Stromboli ou Voyage en Italie, et Ingrid Bergman qui se branle face à la caméra, totalement nue et le sexe en gros plan, 

 - le pire étant que le film est sublime … (Kinski mon héros), 




- extrait d'un film de Werner Herzog que je ne connaissais pas Les cloches des profondeurs, ... (il est sur KG avec sous-titres français), 

- découverte d'une nouvelle revue, la revue Sève que j'ai failli acheter/commander pour finalement découvrir leur pub avec Yannick Haenel* du coup je repensais au texte de lui sur RR dans feu Independencia,  > >  et il y a un an j'y repensais aussi  "  Le texte sur RR de Benning dans lequel Yannick Haenel comparaît les trains de Benning à ceux de la seconde guerre mondiale, le mec qui ne comprenait rien à rien, alors que tout le film de Benning était basé sur la poésie etc, et les mecs d'indépendancia d'accord avec moi mais m'avouant qu'ils n'avaient pas osé lui faire la remarque ni donc [lui] demander de corriger son texte minable",

>> Haenel je me dis, c'est comme un virus …

>> remplacer le mot virus par le mot cancer éventuellement,

>> voir papillomavirus ,

- ("RR commence. Un train entre dans le paysage. C’est une suite de wagons scellés. C’est un train de marchandises. Je ne peux pas m’empêcher de penser à Shoah de Claude Lanzmann. Désormais l’image d’un train sans fenêtres connote nécessairement l’extermination des Juifs d’Europe"),

*dont le dernier Roman on se dit est plus proche de celui de Bruno Lemaire que de n'importe quel autre écrivain, (si tant est que Bruno Lemaire ait à voir avec la littérature), et on ne remerciera jamais assez cela dit, Lemaire d'avoir révélé Haenel ...


>> le texte de Haenel sur RR ...




Yannick Haenel (Ligne de risque c'est sa revue) qui par ailleurs semble être un pilier de Radio Courtoisie, je sais on pense que j'exagère :



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Interview de Stéphane Mallat dans Libé, là et là ,  2/2 dans le second post j'avais écris que Gertrude Stein avait expliqué en six mots...